samedi 12 mai 2007

Professeur Bill et Monsieur Dunn

Professeur Bill et Monsieur Dunn ne font qu’une seule et même personne.

Mais qui est-il ? Pour ceux qui ne le connaissent pas, Bill Dunn est non seulement comédien mais aussi un coach "linguistique", c’est-à-dire il est celui qui aide les acteurs dans leur travail pour interpréter parfaitement des dialogues en anglais et non les moindres, pour ne pas tous les nommer, Jean Reno, Vanessa Paradis, Jeanne Moreau, Gérard Lanvin, Antoine de Caunes, Mathilda May, Malick Bowens… et comme si ces deux activités ne lui suffisaient pas, il traduit et adapte également des films français en américain.


Sur « Partie de poker », Bill a utilisé sa troisième casquette avec talent. En effet, il est resté fidèle au scénario original. Il a su traduire les phrases, non pas du mot à mot, dieu merci mais à en garder l’esprit, il a transposé les expressions typiquement françaises, sans jamais trahir la scénariste que je suis et surtout pour le sous-titrage, il a déployé tout son savoir faire avec l’aide de Janusz Baranek, (le monteur truquiste du film) pour assembler des mots afin que les spectateurs à la lecture puissent suivre en temps réel la traduction transposée sur les images.

Ce travail minutieux d’orfèvre est loin d’être facile et si l’on veut être compris de tous, il ne faut pas le prendre à la légère. Un bon conseil : lorsque vous voulez faire traduire une œuvre en américain, faites-la traduire par un Américain parfaitement bilingue, sinon attendez-vous à des sourires moqueurs de la part de nos cousins d’Outre -Atlantique.


1 commentaire:

Anonyme a dit…

Encore une fois bravo car il est important de montrer je trouve à quel point certain métier "de l'ombre" comme on à l'habitude de le dire, sont très important et que le travail qui est fourni est difficile. Je suis très friand des films en version originale, c'est vrai que lorsque je vois un film anglais, je préfére le voir au mons la première fois en V.O. car je trouve que l'on ressens mieux le travail que l'acteur donne à l'ecran et le sous titre est quelque chose de capital pour quelqu'un comme moi qui ne maitrise pas totalement la langue anglaise (la maitrise pas du tout à vrai dire mais chut c'est un secret ;-) ). Je savais que certains mot était oublié parfois dans un sous-titrage afin de le rendre plus court, plus facile à lire, plus aérer mais je ne savais pas que le nombre de syllable avait son importance. Félicitation à Monsieur Bill Dunn en tout cas qui exerce un métier très important et qui contribue à ce que le cinéma soit accéssible à tous à travers le monde :-)

Vlad