Affichage des articles dont le libellé est Film. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Film. Afficher tous les articles

lundi 18 avril 2011

WMC 24 Photos du déjeuner des lauréats à Los Angeles



2 scénarios en français ont été distingués dans le concours 24.

Le déjeuner à Los Angeles et les photos des lauréats !


Louise's Trattoria - Los Angeles. Octobre 2010

Déjeuner pour les lauréats du Concours WriteMovies No 24. Les vai
nqueurs sont venus depuis le Royaume-Uni, la France, l'Autriche et l'Irlande pour rencontrer des professionnels du cinéma.

Etaient présents :
Chris Lockhart, Story Editor at WME, Donald Haber, Executive Director of BAFTA LA, Katy Haber and Paul Heller, Co-Chairs of BAFTA Community Outreach, Producer/Actor Julia Verdin, and former Universal Executive and Producer Peter Saphier.
Espérance PHAM THÁI LAN, lauréate pour son scénario "L'aube des empereurs" nous rapporte ses impressions :
"Le déjeuner du 24ème concours de scénaristes de WriteMovies m’a permis de rencontrer des personnalités éminentes du cinéma et d’échanger avec les autres gagnan
ts nos visions respectives du septième art, dans une ambiance très internationale et chaleureuse. Un grand merci à Writemovies pour avoir organisé cet événement qui m’encourage à continuer à écrire de nouveaux scénarii."


WM Executive Director, Freddie DeLaVega and Peter Saphier presenting the awards





WMC 24 Honorable Mention, Espérance Pham Thai Lan with Actor/Producer, Julia Verdin

lundi 15 octobre 2007

En passant par l'Isle-Adam


En réponse à tous ceux qui nous ont demandé ce que devenait « Partie de poker » (Poker Hand), depuis le festival de Cannes 2007, ce court métrage a été sélectionné au 5ème Festi’Val d’Oise du Court à l’Isle-Adam.
Il a été projeté le samedi 13 octobre 2007 dans ce festival du court métrage, drôlement court, au cinéma « Le Conti » place du Pâtis.
Une quarantaine de films ont été présentés et leur qualité a impressionné non seulement le public et le jury mais aussi les membres de l’équipe de « Partie de poker » venus expressément. Espérance Pham Thái Lan a représenté l’équipe technique, Alain Poudendan Robin l’équipe artistique et Clément Thépot l’équipe médiatique.
Tous les trois sont revenus heureux d’avoir pu, encore une fois, faire découvrir ce film. Affaire à suivre peut-être sur les bords de Seine, de la Tamise, du Gange, qui sait ?

Un Making Blog au festival du Making of


Le making of de « Partie de poker » (Poker Hand) a été sélectionné au 5ème Festival du Making of de Romorantin-Lantenay.

C’est d’ailleurs, à l’heure actuelle, le seul festival en France voire en Europe.

Ce making of produit par Clément Thépot, s’intitule « Let’s dance » en référence aux premiers mots de la chanson « Twist » écrite et composée par Nathaniel Symes de Chapel Hill, utilisée dans « Partie de poker » et dans ce making of.

« Let’s dance » a été diffusé le samedi 22 septembre 2007 dans la catégorie des making of des « Courts métrages professionnels ».

Tous les membres de l’équipe qui ont été présents à ce festival, riche en découvertes et en rencontres, remercient chaleureusement les organisateurs du festival dont le pilier est Jean-Luc Blondel, un vrai passionné des making of.

Ce festival fréquenté par de nombreux cinéphiles, est convivial et laisse un souvenir qui ne donne qu’une envie, celle de revenir.

Philippe Masson, en brillant maître de cérémonie.

Espérance défendant "Partie de Poker" au-delà même de la galaxie,
quelque soit l'extra-terrestre (créé par Stéphane Piter).



mercredi 20 juin 2007

MERCI D’AVOIR MISE SUR PARTIE DE POKER



« Partie de poker » (Poker Hand) d’Espérance Pham Thái Lan, a commencé sa vie au festival de Cannes cette année, comme beaucoup d’autres courts métrages. Cependant, l’heure du bilan n’a pas encore sonné, il faut lui laisser du temps pour qu’il fasse le parcours des festivals, qu’il soit présenté à des chaînes de télévision, à des distributeurs en salle et dans des événementiels, tant au niveau national qu’international.

En revanche, c’est le moment idéal pour passer aux remerciements, bien évidemment, en commençant par toute l’équipe artistique et technique du film mais bon, ils sont déjà tous au courant.

Donc un très grand merci à tous les autres :

- à tous ceux qui se sont, tout d’abord, investis pour terminer le film et de présenter un « produit abouti», c’est-à-dire François Montpellier, Annabelle Thépot, Bill Dunn, Janusz Baranek, Julien Guillery d’Halluciné, aux co-financiers qui se sont greffés dont Espérance Pham Thai Lan et INES ;
- à tous ceux qui ont soutenu ce film au festival de Cannes, c’est-à-dire, notre attaché de presse, Clément Thépot, Alain Poudensan Robin, Hazem Berrabah et Mathias Savary ;
- à tous ceux qui se sont déplacés pour voir le film et ils sont nombreux, des Français en majorité mais aussi des Néerlandais, des Roumains, des Américains, des Allemands, des Japonais, des Chinois, en fait, des professionnels, du monde entier ;
- à tous ceux qui ont accepté de faire un podcast pour le blog, comme Gus de Kervern, Bob Swaim, Martin Esposito ;
- à tous ceux qui en ont parlé, surtout en bien, pour n’en citer qu’un seul, Vlad, un de nos critiques préférés dont l’esprit bien aiguisé est d’une finesse à toute épreuve.


Souhaitons à présent une longue vie à « Partie de poker » (Poker Hand), qu’il entraîne, dans son sillage, pleins d’autres projets à tous ceux qui ont mis tout leur talent dans ce film.

vendredi 15 juin 2007

Dénicher le vrai du faux



Le festival de Cannes est l’endroit idéal pour acheter, vendre, voir des films, suivre des conférences de presse, des séances photos, d’assister à des distributions de prix, de rencontrer des stars, de découvrir la joaillerie et la haute couture sur des VIP adulés, c’est aussi le plaisir d’aller de fête en fête mais, surtout, c’est le meilleur moyen de côtoyer des professionnels de l’audiovisuel du monde entier, sur une minuscule surface du globe, concentrée uniquement sur la Croisette. Or parmi tout ce monde qui grouillait au festival, beaucoup de gens se sont prétendus producteurs, comment reconnaître les vrais des faux ?

Pour ne jamais vous faire mener par le bout du nez, voici le B.A. BA du vrai producteur.
Un producteur doit avoir de l’argent mais cela ne suffit pas, loin de là ! Il doit faire des formalités administratives. Eh oui ! Sinon, c’est un mécène, un sponsor, un financier, un fils à papa. Un producteur ne peut pas être en France une personne physique mais doit être une personne morale, donc pour être producteur, il faut être à la tête d’une société de production ou à la rigueur d’une association : par exemple, pour « Partie de poker », le producteur, c’est Halluciné.

En France, pour être reconnu comme producteur de court métrage, il faut monter une société de production avec un capital social de 7 500 euros environ et obtenir le code 921 C et pour être reconnu comme producteur de long métrage, il faut monter une société de production avec un capital social forcément d’un minimum de 45 800 euros environ. D’ailleurs, l'objet social de la société doit être suffisamment précis car de cet objet dépendra l'attribution d'un code APE qui déterminera l'affiliation ou non des salariés de la société au régime des intermittents du spectacle.

Que fait un producteur ? Il fume un gros cigare, il a un standing de vie de rêve et à son bras, des tops modèles ! C’est possible mais c’est une image qui ne colle pas vraiment à la réalité. En amont, il incombe au producteur de trouver les financements nécessaires à la réalisation d’un film, en fonction du devis du coût du film qu'il aura lui même dressé et de prendre le risque financier du film. Le producteur intervient donc dès l'origine d’un projet : il va mener à terme la fabrication d’un film, en s'adjoignant des auteurs, des techniciens, des acteurs etc.

Il existe trois catégories de producteur distinctes :
le producteur délégué (il est la personne investie par les coproducteurs & les soutiens financiers divers, de la gestion du film et qui en garantit à ce titre la bonne fin) ;
le producteur exécutif (souvent choisi par le producteur délégué, doit assurer la fabrication matérielle du film) ;
les coproducteurs ou producteurs associés (sont des intervenants exclusivement financiers qui n'ont aucune participation dans la fabrication du film).

En dehors du plan juridique, le producteur cherche des aides financières dès qu’il a déniché des scénarii qui lui donnent envie d’investir ainsi que des gens talentueux pour fabriquer les films et puis à la fin des tournages, il offre une fête à tous ceux qui ont travaillé sur film, en grand seigneur. Finalement, être producteur en dilettante, c’est de la fiction car c’est plutôt un métier à plein temps.

Après ce petit laïus, des nouvelles vocations vont peut-être naître chez certains d’entre vous. Qui sera le futur Steven Spielberg, Claude Berri ou Luc Besson ?

Un petit plus : il faut savoir qu’en France, l'œuvre n’appartient pas au producteur mais à l’auteur (coauteurs) qui conserve à son profit ce que l'on appelle le droit moral, c'est-à-dire une sorte de droit de regard perpétuel sur sa création. Ainsi, le droit moral de l'auteur, droit imprescriptible et inaliénable, permettra à l'auteur, sur sa part contributive dans la création d'un film, d'empêcher toute altération ou modification sans son accord.

vendredi 18 mai 2007

Tendres tentacules

Première journée bien remplie : assister à la projection du film de David Fincher - "Zodiac", invitation pour la soirée de "Naissance des pieuvres" (un film de Céline Sciamma, en compétition dans le cadre "Un certain regard") au 3.14 et des rencontres enrichissantes (Patrick Bossard, entre autre). Les petits privilégiés qui ont un accès V.I.P. à notre blog privé ont déjà eu le loisir de voir quelques photos qui illustent notre planning qui évolue d'heures en heures. Dès que nous aurons un peu de temps, nous vous donnerons nos impressions sur le film de David Fincher, ainsi qu'aux différents films que nous allons pouvoir regarder (le prochain : "No country for old men" des frères Coen).

A demain.



David Fincher arrivant au palais du festivalLa montée des marches d'Espérance


Patrick Bossard et Espérance à l'appartement VIP Kodak

mardi 15 mai 2007

Ha ! Z’aime la lumière

Hazem était le co-directeur photo avec Julien sur le tournage, la lumière fait toute la différence à l'image, elle doit s'adapter au matériel, aux contraintes de mise en scène ... et à la météo. Et comme le signale Hazem, nous remercions tous les fournisseurs qui nous ont soutenus pour notre projet.

Je laisse la parole à Hazem :


"Le tournage s'est passé dans de bonnes conditions techniques, nous avons eu les moyens techniques nécessaires et une équipe image très efficace. Ma collaboration avec Julien Guillery n’était pas une première, donc dès le début de la préparation, on est rentré au vif du sujet avec nos méthodes habituelles. Pendant le tournage, Julien était l’interlocuteur principal avec Espérance Pham Thái Lan, la réalisatrice. Espérance donnait des indications de mise en scène à Julien, qui a fait le cadre et moi, je gérais plus la partie technique de l’éclairage et de la vision.

Pendant la préparation, le film était déjà prévu en HD mais avec Julien, nous avons hésité jusqu'au dernier moment entre la Sony 750 et la Varicam de Panasonic et c'est la décision de Kinéscopage qui nous a finalement fait retenir la Varicam car on a trouvé que la courbe de gamma de la Panasonic était plus intéressante pour le retour sur film.

L'idée d'utiliser le Pro35 s'est imposée dès qu'on a commencé à discuter de l'esthétique du film, on cherchait une profondeur de champ très réduite pour isoler les personnages de leurs décors, ce qui permettait une attention plus forte sur les dialogues et les flash-backs.
Au niveau des couleurs, le mur de briques nous a directement inspiré la chlorométrie du film, nous avons utilisé un faible coefficient de corail avec quelques corrections matricielles pour ressortir les tons dorés et magenta.

Au niveau de l'éclairage, on voulait une lumière très réaliste, on a évité les effets marqués en extérieur, le contraste était très doux avec de légers rapports clairs-obscurs sur les visages. Cependant, il y a eu une configuration technique très semblable à celle d’un travail en studio car pendant le tournage, il a fallu s’adapter aux conditions météo très dures, on a vu les 4 saisons pendant le week-end. La difficulté technique était de conserver le même contraste et le même rapport fonds/visages sur la durée du film. Exemple, pour gérer les couleurs et le contraste du fond après qu'il ait été mouillé par la pluie, j'ai utilisé un polariseur pour gérer les différences des réflexions et avec l'assistante, Estelle Tanguy, on a rattrapé les contrastes et les couleurs électroniquement grâce au menu très développé de la Varicam et en adaptant la lumière de l'avant-plan en fonction des nouveaux réglages caméras. Merci à l’efficacité des équipes électros et machinos qui ont su gérer la contrainte.

Les photos prises dans le plateau en numérique par Olivier Millerioux, m'ont permis de simuler des essais sur les couleurs et les blancs sur mon ordinateur portable et puis de les transférer directement dans la caméra, ce qui nous a fait gagner du temps pour les réglages caméra.
Je note le plaisir qu'on a eu pendant l'étalonnage numérique avec François Montpellier dans le labo HD de Tigre Productions, merci à mon ami Richard Sarfati à Transpalux qui nous soutient toujours et à tous nos fournisseurs."

Hazem Berrabah

lundi 14 mai 2007

Subjectif avec son objectif

Lorsque vous alignez les mots suivants : nature morte, portrait, industrie, voyage, mariage, spectacle, vous ne savez pas le lien entre eux et pourtant il y en a un, c’est une personne, c’est Olivier Millerioux, photographe. C’est lui qui a mitraillé toute l’équipe de « Partie de poker » avec son appareil photo, c’est lui qui a apporté au film des souvenirs numériques, des photos sur papier, de notre travail, des plans gardés ou jetés au montage, des passages intenses ou au contraire à vide sur le tournage, des amitiés naissantes, des sourires complices volés, du plaisir partagé, bref des instants de vie fugitifs qu’il a captés en toute discrétion. Olivier a su bien utiliser l’éclairage du plateau, il en a dompté la lumière, emprisonné les ombres dans l’espace qu’il a prévu, selon sa sensibilité, tout en reflétant totalement l’esprit de « Partie de poker ». Grâce à lui, il y a un vrai témoignage des coulisses de ce court métrage et surtout il y a l’affiche du film, composée à partir de deux de ses innombrables photos.

samedi 12 mai 2007

Professeur Bill et Monsieur Dunn

Professeur Bill et Monsieur Dunn ne font qu’une seule et même personne.

Mais qui est-il ? Pour ceux qui ne le connaissent pas, Bill Dunn est non seulement comédien mais aussi un coach "linguistique", c’est-à-dire il est celui qui aide les acteurs dans leur travail pour interpréter parfaitement des dialogues en anglais et non les moindres, pour ne pas tous les nommer, Jean Reno, Vanessa Paradis, Jeanne Moreau, Gérard Lanvin, Antoine de Caunes, Mathilda May, Malick Bowens… et comme si ces deux activités ne lui suffisaient pas, il traduit et adapte également des films français en américain.


Sur « Partie de poker », Bill a utilisé sa troisième casquette avec talent. En effet, il est resté fidèle au scénario original. Il a su traduire les phrases, non pas du mot à mot, dieu merci mais à en garder l’esprit, il a transposé les expressions typiquement françaises, sans jamais trahir la scénariste que je suis et surtout pour le sous-titrage, il a déployé tout son savoir faire avec l’aide de Janusz Baranek, (le monteur truquiste du film) pour assembler des mots afin que les spectateurs à la lecture puissent suivre en temps réel la traduction transposée sur les images.

Ce travail minutieux d’orfèvre est loin d’être facile et si l’on veut être compris de tous, il ne faut pas le prendre à la légère. Un bon conseil : lorsque vous voulez faire traduire une œuvre en américain, faites-la traduire par un Américain parfaitement bilingue, sinon attendez-vous à des sourires moqueurs de la part de nos cousins d’Outre -Atlantique.


mercredi 2 mai 2007

Chapel Hill gagnant sur "Partie de Poker"

Paris n’est plus si loin de Strasbourg grâce au nouveau TGV mais qu’est-ce qui les relie à « Partie de poker » ?

C’est Nathan Symes, un Américain qui a un long c.v., qui a tâté du solo guitare-voix quelques années, écumé des salles de concert US avec le groupe Big Gladys et partagé des scènes avec Morphine et les Dresden Dolls.


Initiateur, compositeur et chanteur de Chapel Hill, cet artiste s’entoure d’un batteur aux penchants jazzy formé aux intraitables percussions de Strasbourg, d’un guitariste virtuose, d’un contrebassiste au slap inimitable et d’un violoncelliste premier prix de conservatoire, en résumé, des excellents musiciens.

Le groupe, qui vit en terre alsacienne, a participé à la bande son de « Partie de poker » avec leur morceau musical « Twist » qui semble indissociable, désormais, de l’univers de ce court métrage. La voix de Nathan puissante et sensuelle, les notes romantiques naissant du violoncelle, les paroles d’amour chantées sur une musique bien rythmée permettent aux images une construction plus aboutie, elles accompagnent les personnages dans leurs émotions, les installent mieux dans les situations et renforcent le son avec une richesse incontournable.

La collaboration heureuse entre ce groupe et la réalisatrice que je suis, a été si harmonieuse qu’elle nous incite à continuer à travailler ensemble sur mon prochain projet.

Nathan Symes : guitare, chant, claviers
Alban Meffre : guitare
Alexis Thépot : violoncelle
Marc-Antoine Schmitt : contrebasse, basse électrique
Stéphane Scharlé : batterie

vendredi 27 avril 2007

Choisir, c’est s’engager

Il vous arrive, sans doute, de vous promener l’estomac vide et de passer au même instant devant un restaurant accueillant, dont certaines odeurs de cuisine excitent vos papilles. Votre marche ralentit, vos pas peuvent s’arrêter, comme par hasard, juste en face de la carte des menus. Puis vous parcourez celle-ci, ligne par ligne ou en diagonale et votre envie soudaine de goûter à un plat alléchant, vous pousse à pénétrer dans cet endroit. C’est finalement simple de choisir un restaurant.

Par contre, choisir des acteurs, c’est une toute autre histoire.

Lorsque j’écris un scénario, qu’il soit court ou long, des personnages apparaissent, prennent vie et leur contour s’impose au fil des séquences, cependant chaque personnage a rapidement son caractère, ses petites manies, un passé, chaque personnage peut être étiqueté ou représenté par un portrait robot, il peut même être carrément intégré dans un story board etc., bien avant le mot fin.

Au stade de la préparation, j’ai donc des idées, en général, précises des personnages et lors des castings, je cherche celle ou celui qui collera au mieux au personnage. Mais attention, c’est une opération qui s’avère souvent délicate, elle se corse un peu voire pas mal. Pourquoi ? Eh bien, mes critères varient à chaque fois en fonction du contexte.

Par exemple, je peux choisir un acteur qui est à l’opposé de ce que j’imaginais avant de le rencontrer car par son jeu, il a su se rapprocher du personnage que j’ai créé, ou parce qu’il lui a donné une personnalité qui m’intéresse davantage ; je peux choisir un acteur pour son physique car il colle parfaitement au personnage et s’il joue bien, rien ne s’y oppose. Je peux aussi prendre un acteur car c’est lui qui m’a inspiré un personnage du script. Je peux également choisir un acteur car entre nous, un courant passe, nous permettant chacun de faire briller au mieux son talent. En revanche, jamais je n’ai pris un acteur par défaut, il faut que la réalisatrice que je suis, croie en l’acteur, pour l’aider à s’exprimer pleinement.

Un casting signifie compétition, que le meilleur gagne mais quand en final, il est difficile de sélectionner un acteur car deux acteurs sont aussi excellents l’un que l’autre, comment se décider sans regret ? Le talent, la notoriété, la chance, la complicité, la disponibilité, qu’importe, cela peut être les cinq à la fois.

Pour « Partie de poker », c’est la première fois que deux acteurs me choisissent comme leur réalisatrice, il est vrai qu’il y a toujours une première fois. Damien Bianco et Paul Nguyen m’ont demandé de les mettre en scène, j'ai accepté devant l'audace de Damien ; quant à Isabelle Moreau, elle a fait le casting de la femme flic qu’elle a réussi avec succès et Alain Poudensan Robin a été pris car je savais qu’il endosserait parfaitement le personnage du pdg américain.

Ce court métrage représente bien comment le choix des acteurs peut différer d’un film ou d'un metteur-en-scène à l’autre et ce n’est pas qu’une simple affaire de goût.





Et demain, une petite surprise sur l'après Cannes ;-)

jeudi 26 avril 2007

Et les acteurs ?

Nous avons beaucoup parlé du côté backstage de « Partie de poker », il est temps de parler un peu de la distribution des rôles. Nous avons une collection de podcasts de tous les acteurs que nous diffuserons sur ce site.

Damien Bianco (que nous avons évoqué dans cet article), occupe un rôle important dans ce film. Il est tout d'abord le producteur délégué du film. Il a contacté Espérance afin de trouver un scénario dans lequel il pourrait s'épanouir comme acteur. Car en effet, Damien a apporté la plus grosse part en numéraire sur le film afin de se créer un book vidéo pour sa carrière de comédien. Espérance avait un scénario susceptible de l'intéresser : Partie de poker est né, avec l'aide de l'association Halluciné qui a apporté une aide technique autour de ce film (Julien vous l'expliquera).


Tout ça pour dire que nous allons publier le premier podcast de comédien, en commençant par Isabelle Moreau (dès demain) qui joue le rôle de la fliquette au côté de Paul N'Guyen. Nous alternerons les podcasts entre l'équipe technique et les comédiens jusqu'au Festival de Cannes où nous terminerons par les deux rôles principaux du film : c'est-à-dire Damien Bianco et Paul N'Guyen.

mardi 24 avril 2007

Repérages et performance

Un film, c’est aussi un décor, les personnages évoluent dans un environnement et cet environnement interagit avec l’histoire, avec les états d’âme des personnages, bref le décor fait sens. Pour « Partie de Poker », il fallait un décor extérieur qui soit chaleureux, qu’il n’engendre pas la méfiance mais il devait aussi pouvoir peu à peu se muer en un univers de plus en plus oppressant, pour finir par devenir carcéral tout en dégageant, tout au long du film, une impression d’opulence. Le challenge n’était pas gagné.

Paris est un réservoir de décors extérieurs insoupçonnés, il nous fallait un mur neutre et chaud pour débuter, ensuite, il fallait que le décor se fasse plus oppressant, plus minéral tout en restant chaud, un mur de brique rouge était parfaitement adapté. La rue dans laquelle le film se déroule devait être un lieu cossu dans le scénario, il nous fallait donc une rue propre et qui ait au moins une boutique pour que l’endroit ne paraisse pas être une impasse déserte.

Enfin, il fallait une touche métallique comme une grille ou un portail pour accentuer l’esprit carcéral de la fin du film. Cette rue là existait dans Paris, malheureusement, elle débouchait de part et d’autre sur un boulevard à fort trafic et une rue très passante. Le lieu collant parfaitement au scénario, il a fallu l’annoncer à nos ingénieurs du son du collectif « Au fond à Gauche ».

Là, je dois dire qu’ils ont été fantastiques, ils ont relevé le gant et vous le verrez, ont réalisés une superbe performance, la bande son de « Partie de Poker » est particulièrement bien réussie.

Pour l’anecdote, la rue du tournage traverse une résidence HLM, qui, par la magie du cinéma et des architectes, s’est transformée en une résidence bourgeoise.

lundi 16 avril 2007

L'affiche du Festival de Cannes

Un mois avant son ouverture, la newsletter du Film Français a rendu publique l'affiche du Festival de Cannes qui, comme vous le savez, fêtera sa 60ème édition.

Bien entendu, les plus imaginatifs d'entre vous verront immédiatement qu'en pivotant sur lui-même le chiffre symbolisant les 60 ans du Festival, nous obtenons 09 comme 9 artistes sur la photo : Pedro Almodovar, Juliette Binoche, Jane Campion, Souleymane Cissé, Penelope Cruz, Gérard Depardieu, Samuel L. Jackson, Bruce Willis et Wong Kar Wai.

La photo est signée Alex Majoli, de l'agence Magnum Photos. Il se distingue en 2004, en remportant le Feature Photography Award de l’Overseas Press Club. Il est également nommé meilleur photographe de magazine de l’année par l’Association Nationale des Photographes de Presse. Quelques unes de ses réalisations sont disponibles sur le site d'Olympus.